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Pourquoi l'influence doit-elle se démocratiser ?

Sofiane Hadji
Yanis Neki, Jacques Mazeau

Pourquoi l'influence doit-elle se démocratiser ?  - publication Cercle K2

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Sofiane Hadji Fezoua, Jacques Mazeau et Yanis Neki sont co-fondateurs de Quatre Vingt Treize Conseils.

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Le 16 mars 2020 nous avons fêté l’anniversaire du premier confinement.

Au cours de cette période, un slogan a souvent été mis en avant par les élus et les décideurs économiques : se réinventer !

Or, quelques mois plus tard, alors qu’un troisième vrai-faux confinement est décrété et que notre pays n’a jamais été aussi divisé et désemparé, force est de constater que le monde d’après est devenu un vœu pieu.

 

Le non-retour à une vie normale

En janvier, alors que l’idée d’un retour à une vie "normale" commençait à poindre le bout de son nez, on aurait pu croire que le temps du déconfinement serait celui du sursaut.

Mais nos travers nous ont rattrapés. En particulier, les discours anxiogènes sur les ondes, à la télévision et sur les réseaux sociaux.

Des analyses assénées par des experts et des démagogues irresponsables et effrayés qui n’ont pas permis de poser les bonnes questions sur les bouleversements que notre société subit et continue de subir. À les entendre ne plus avoir qu’une seule option : se ruer à la pharmacie pour y faire le plein de prozac !  

 

Une catastrophe pour certaines TPE et PME

Sans aucun doute, l’année 2020 aura été celle d’une catastrophe sans fin pour de nombreuses petites et moyennes entreprises contraintes d’arrêter leurs activités par manque clientèle et de trésorerie.

D’autres également périront aussi de l’enchaînement funeste des manifestations des gilets jaunes, des grèves liées à la réforme des retraites, du couvre-feu et des divers confinements.

 

Une opportunité pour d’autres

Mais il en est, plus nombreuses encore, qui ont fait preuve de résilience et d’originalité, ce qui les a conduites à se réinventer rapidement et à développer de nouvelles formes d’actions, en particulier via la digitalisation et le traitement video.

Dans le même esprit, elles ont choisi de s’adapter à la nouvelle donne économique en élargissant leur offre, en baissant leurs prix et en proposant aux clients de services inédits.

 

Un besoin d’accompagnement pour les TPE et PME

Pour renforcer leur impact sur le marché, leur demande d’accompagnement se fait de plus en plus sentir, à la fois au plan technique, mais également au niveau du conseil, de l’influence et de la communication. En effet, il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées et une volonté affirmée de réussir pour rencontrer le succès. Il y faut aussi une idée très précise du marché sur lequel on évolue, une communication adaptée et enfin l’appui d’un réseau d’influence.

 

L’influence : un secteur en retard sur la réalité

Malheureusement, ces TPE et PME sont victimes de deux handicaps qui ne sont pas de leur fait. D’une part, elles sont peu ou pas ciblées par les agences de conseil et, d’autre part, elles subissent le fait que le secteur de l’influence n’a pas opéré sa mue pour deux mauvaises raisons qui s’additionnent : d’une part, il est le prix de l’offre est prohibitif et, d'autre part, corrélativement la demande ne fait confiance qu’à une offre très onéreuse. Question de standing oblige !

Du coup, toute une frange de notre économie, celle justement TPE est PME, est privée de ce moyen d’émancipation et de succès que sont l’accompagnement en influence et en communication, forcément jugés inaccessibles.

 

L’influence doit se démocratiser

La seule solution pour sortir de ce cercle vicieux, c’est que le conseil en communication et en influence se démocratise, autrement dit qu’il ne soit plus désormais envisagé comme un luxe, inaccessible et mystérieux, mais comme un moyen comme un autre de gagner en efficacité et en compétitivité.

Cette transformation est d’autant plus urgente qu’au sortir de cette séquence sanitaire dévastatrice, l’accès aux pouvoirs public, aux décideurs et influenceurs sera plus nécessaire que jamais, ne serait-ce que pour élaborer des stratégies efficaces, obtenir des financements, des marchés etc.

 

Le 9.3 : un département d’expérimentation exemplaire

La résilience que nous avons évoquée plus haut se manifeste fortement en Seine-Saint-Denis, peut-être même de manière plus affirmée qu’ailleurs.

En effet, bien qu’il soit l’un des départements les plus pauvres de la France métropolitaine, il n’en est pas moins l’un des premiers en termes de créations d’entreprises et de contribution en TVA !

Sur ce terreau fertile, nous qui sommes issus de ce département et qui portons l’idée d’une nouvelle approche du conseil et de l’influence, nous nous sommes assignés une mission : convaincre les PME et TPE de ce territoire qu’il leur est possible de bénéficier d’un accompagnement de qualité équivalente.

"Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité", disait Antoine de Saint-Exupéry.

Sofiane Hadji Fezoua, Jacques Mazeau et Yanis Neki

Publié le 16 avril 2021