Comment naviguer dans la vie… !!!

18/04/2024 - 14 min. de lecture

Comment naviguer dans la vie… !!! - Cercle K2

Le Cercle K2 n'entend donner ni approbation ni improbation aux opinions émises dans les publications (écrites et vidéos) qui restent propres à leur auteur.

Marc Carré est Consultant indépendant en sécurité d'entreprise et intelligence économique et Professeur à l'École d'ingénieurs EPF.

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Michel Bussi, écrivain contemporain français, disait : "Quand on veut naviguer sans efforts, en se laissant simplement porter par le courant, il faut au moins sentir d'où souffle le vent"…. Et je souhaiterais compléter avec une citation très connue de Charles Regimbeau : "la vie n’est pas un long fleuve tranquille, c’est une montagne à gravir". Qui était Charles REGIMBEAU ? c’était un Kinésithérapeute, spécialisé en médecine extrême orientale. Dans le prolongement de ces 2 citations : "comment naviguer dans la vie… !!!".

Comment oser vouloir vous parler d’un sujet aussi délicat aussi impalpable ! En effet, je ne suis ni philosophe, ni essayiste, ni psychologue , ni marin, ni coach, je ne suis qu’un enfant issu de la terre bourguignonne ayant navigué vers la terre corse. 

Mes origines bressanes m’ont formaté, d’une part, pour marcher toujours à une vitesse adaptée à l’environnement de la marche (vent, pluie, boue, neige, brouillard, soleil), tout en gardant les pieds sur terre, sans glisser et, d’autre part, pour tenter de rester toujours pragmatique et, aussi souvent que possible, audible ! 

Au passage, faisons un simple clin d’œil à la gastronomie bressanne … "un bon poulet de Bresse doit courir en liberté au moins 108 jours pour offrir un mets savoureux et, pour atteindre cette qualité, le cahier des charges AOP est très strict et doit être respecté". Aurions-nous un cahier des charges à respecter pour mener une vie heureuse en navigant au fil des années sur les mers du globe ?

N’ayant surtout pas la prétention de détenir la vérité, j’essaierai de vous expliquer, en toute humilité et en toute simplicité, comment "on peut passer de nénuphar en nénuphar sans se mouiller".  Sachant qu’il n’y a jamais une seule route valable pour aller d’un point de départ vers un point d’arrivée, l’intelligence d’un navigateur est de savoir contourner les obstacles visibles et invisibles et de trouver les vents porteurs pour en profiter. Certes, on peut faire de la navigation à l’estime, mais avec un sextant c’est mieux  et avec le GPS c’est l’idéal, en n’oubliant jamais que toutes les techniques d’aides à la navigation peuvent subir des perturbations imprévisibles, pouvant être catastrophiques.

La pratique de la bicyclette peut-elle nous éclairer ?

"La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre",  disait Albert Einstein.

Pour imager la navigation dans la vie et rendre mes propos moins abscons, faisons un parallèle avec le cyclisme. Pourquoi un tel rapprochement, un telle analogie ! Sans revenir aux classifications des générations des baby-boomers nés avant 1964 à la génération Z née après 2000, et maintenant A (après 2010), nous pourrions représenter notre vie comme la concaténation de 4 périodes séquentielles ou âges différents.

Le 1er âge semble le plus long. Le calendrier et l’horloge n’avancent pas jamais assez vite quand on est jeunes. Cet âge, celui de la jeunesse, pourrait se fractionner en 3 étapes successives. La 1ere est la plus enthousiasmante car tout est possible ; on rêve, on se trouve sur un nuage car toute la vie semble nous appartenir et elle apparait très belle, entièrement devant nous. Cela correspond, presque, à la perception que l’on a d’une sphère quand on est positionné en son centre. En effet, toutes les routes sont possibles, dans tous les sens, pour aller sur la sphère mais on ne sait pas quelle direction prendre car les choix sont innombrables. 

Souvenons-nous quand nous montions sur notre petit vélo sans pédales car nos pieds constituaient le moteur du vélo ; on allait dans tous les sens car le seul but était de bouger et d’avancer, le bonheur était la liberté et on était ravi de constater que l’on savait faire quelque chose, tout seul. Durant cette période de la petite enfance, on tombe, on se relève, on ne se casse pas car le corps est caoutchouteux et les chutes sont légères. Au travers de cette liberté, pourrions-nous reconnaitre nos toutes premières années de vie personnelle et/ou professionnelle où nous profitions de notre autonomie car on vit, on respire de bonheur, mais c’est un espèce d’ivresse grâce aux endorphines du bonheur. Toutefois, on a besoin d’une aide permanente, d’un tuteur car seul on n’est rien car très vulnérable et notre jeunesse ne nous permet pas de nous débrouiller seul !   

La 2eme étape est la première prise de liberté et de confiance en soi ; on utilise le vélo avec les petites roues arrières que l’on veut rapidement retirer car on se croit déjà grand ! Comme l’équilibre n’est pas encore acquis, on tombe, on s’égratigne les genoux mais c’est très rarement grave et les parents nous mettent souvent un casque.  Sommes-nous parfois comme cela à vouloir paraitre plus que l’on est effectivement, à se croire plus fort et avoir des ambitions au-delà des possibilités du moment… On vit dans l’angélisme. Tout le monde est bon et gentil et l’école de la vie commence avec la découverte du monde réel, semé d’embuches.

La 3eme étape est l’acquisition de l’aisance dans la pratique du vélo ;  là, on commence à foncer, car on croit être maître du vélo mais les chutes sont plus fréquentes et on se fait souvent mal, voire très mal. On croit déjà tout savoir et pouvoir tout dominer et on affiche une volonté de révolutionner le monde dans lequel on évolue et on commence à critiquer ceux qui ne savent pas faire. Enfin, c’est notre perception du candide qui n’a pas encore d’expérience. On veut prouver que l’on sait tout. On découvre les joies du vélo et on veut faire des courses pour prouver sa force vis-à-vis des autres ! Une pointe d’un égo stimule les ambitions mais les portes vitrées et les peaux de bananes font parfois mal ! On confond encore trop souvent vitesse et précipitation !

On a envie, selon l’expression rapportée de Earl Nightengale de "croquer la vie à pleines dents" (locution verbale du 15ème qui voulait dire bon appétit). En un mot, on a la soif de vivre, aucune minute de vie ne doit être perdue car on veut profiter au maximum du bonheur, encore inconnu de la vie ! Je ne donnerai aucune précision calendaire sur ce premier âge, car c’est très variable selon les individus, dans leur vie physiologique ou dans leur vie réelle et dans leurs têtes . 

C’est la période d’un apprentissage accéléré qui permet d’acquérir, step by step, les bases indispensables pour partir à l’aventure. On ne sait pas encore ce que sera l’avenir mais on court tête baissée ! Comme je le dis souvent à mes étudiants bac +3 , "je ne vous apprends pas à mémoriser mais à raisonner". En effet, durant votre carrière, vous vivrez des situations réelles, qui seront différentes de celles qui ont été étudiées en école et le raisonnement, seul, vous permettra de réussir. 

Cette période d’apprentissage est capitale pour espérer pouvoir naviguer, sans difficulté, dans notre monde, en surface, au tuba ou en plongée car, selon les situations,  les profondeurs des champs visuels sont notoirement différentes. 

Le 2ème âge correspond à la montée en puissance dans la période active avec la maturation progressive. On va apprendre à murir ; on sait mais, en fait, on ne sait encore rien. Maîtrisant, ou croyant maîtriser les principes du cyclisme, on se fixe des défis et on veut se lancer dans de grandes randonnées cyclistes, seul ou en groupe ! On s’entraîne, on partage au sein de clubs, et… l’émulation stimule  

Les régions montagneuses, avec les cols et les descentes, n’impressionnent pas. On recherche les anneaux de vitesse pour faire des chronos, on change de vélo régulièrement pour rester au top de la technologie, pour soi et pour rivaliser avec ses amis cyclistes. La boulimie des réussites est enivrante. On reste prudent mais, pour aller plus vite, on s’affranchit parfois certaines règles de prudence en franchissant un feu rouge, en évitant une piste cyclable trop encombrée comme celle du boulevard Sébastopol. Mais l’accident s’invite dans la vie du cycliste. Rater un virage, glisser sur des gravillons ou une bande blanche mouillée, percuter une voiture ou un piéton font parties de risques cyclistes. Mais en cas d’accident, on remonte le plus vite possible sur le vélo pour parvenir à rejoindre le peloton ou participer à la prochaine sortie vélo mais, aussi, parfois, on ne peut plus s’adonner à son sport favori et cela équivaut à un changement de cap. 

Au début de notre vie active, ou "vie d’adulte", on a envie de gravir rapidement les échelons de la hiérarchie, on veut créer sa société pour être indépendant et libre, on a envie d’être le plus fort et on souhaite, souvent, être au premier plan de la photo. On brûle parfois les étapes pour accéder en tête de peloton mais, il ne faut jamais oublier que d’autres compétiteurs ont les mêmes ambitions ; ainsi, la vie au sein d’une équipe professionnelle présente des similitudes avec une sortie cycliste en groupe. La chute peut être occasionnée par un proche, voire un ami, qu’on ne voyait pas faire un écart, volontairement ou non.  Les sorties cyclistes sont enrichissantes mais parfois une petite jalousie peut créer un climat délétère, voire anxiogène.

Pour pédaler encore plus vite, la musculation en salle de gym et la prise de fortifiants sont recommandés pour espérer pouvoir aller toujours plus haut et d’être le premier. Cette recherche de valorisation des capacités est enrichissante car elle apporte un plus pour grimper les cols plus vite ou améliorer les chronos. Il est vrai qu’il est plus simple de rouler devant que rester au sein du peloton.

Dans ce monde international actuel, on se remet en question en se formant sur des techniques nouvelles de production, en perfectionnant son aisance en langues étrangères, en management, en améliorant sa communication ; on a soif d’apprendre et toujours plus, toujours plus ! On recherche les responsabilités, on se porte souvent volontaire pour rester sur la photo ou, plus précisément visible des autres. Quelques promotions professionnelles nous honorent et on avance plus vite que ses collègues et amis.

Serions-nous parfois dans un tourbillon qui risque de faire perdre pied et de nous faire redescendre, en catastrophe, quand les forces ascensionnelles disparaissent en nous conduisant à retrouver, dans la descente, ceux que l’on a doublés parfois brutalement, sans marque d’attention. Et cela se passe en montagne lorsque on monte un col en partant trop vite et qu’on se fait rattraper avant le sommet !  Quelle humiliation !  Dans la vie, les descentes après des moments ensoleillés sont parfois difficiles à vivre, sauf si on admet que la vie est souvent comparable à des montages russes, avec des haut et des bas. Les descentes sont enrichissantes pour accumuler des forces, ou énergie cinétique, afin de mieux remonter après. à condition qu’on descende avec intelligence et discernement.

Le 3ème âge ou la sagesse dans l’activité. Les nombreux km parcourus dans des régions françaises et étrangères, par tous les temps, sur toutes les routes et tous les chemins imaginables, dans des conditions météo et de circulation extrêmes ont conduit à une utilisation plus sage des vélos sur nos routes  car l’expérience enrichit au fil des kilomètres avalés ! Quelques chutes, quelques pannes parfois dans des zones désertes ont laissé des traces parfois physiques,  mais surtout comportementales et psychologiques. On tente encore de gravir aussi vite qu’avant mais, en randonnée, le but est d’arriver à destination et de ne plus rechercher à être le premier sur la ligne d’arrivée mais il est regrettable de déplorer certains accidents de santé lors des sorties vélo car le corps présente des limites que la tête ne veut pas admettre !

On essaie de se protéger du vent en se roulant derrière un cycliste qui, lui, veut rester devant ;  on a appris à identifier les cyclistes qui ne savent pas rouler en peloton afin de ne jamais rouler à proximité. L’entretien du vélo est fait avec attention car on ne peut pas imaginer un vélo qui ne fonctionne pas comme une vraie horloge et quand un composant et/ou un pneu est défaillant, on n’hésite pas le remplacer…

Dans la vie au quotidien, on apprend à travailler avec intelligence, avec discernement, seul ou en équipe, sans être besogneux comme un tâcheron car on sait décoder la vie au quotidien sur le lieu de travail et en famille. On se rend compte que ceux qui font la course en tête ne sont pas toujours les vrais gagnants…

On apprend à faire attention à sa santé afin que le corps reste performant, le plus longtemps possible. Mieux vaut gérer sa course, ou sa vie et à la bonne vitesse et non pas trop vite et mal ! Avec l’expérience, on apprend à naviguer dans sa vie avec clairvoyance car on sait hiérarchiser les priorités après avoir mené une analyse de la situation et du contexte. "Tout ne doit pas être mis au meme niveau et il faut pondérer les priorités en écartant avec doigté et politesse les actions que l’on ne veut pas faire en ne disant jamais "je ne peux pas faire" mais toujours  "je ferai le maximum". 

Tout retrait volontaire dans la vie peut être considéré comme un aveu de faiblesse  ou d’incapacité. Ne jamais oublier que  l’on n’est jamais faible, mais on est simplement moins fort  et on sait doser les efforts pour aller le plus loin et le plus longtemps sans rester sur le bord de la route ! On commence à comprendre que l’intelligence collective doit devenir prédominante dans la vie professionnelle et la vie personnelle. Méditions sur un proverbe africain : "Seul on va plus vite. Ensemble, on va plus loin".

Puis, et enfin, arrive le 4ème âge qui correspond à une prolongation de l’activité sur des bases nouvelles. Les km parcourus ont fatigué les mollets, le soleil et le vent ont buriné le visage alors que les yeux, remplis d’images emmagasinées lors de nombreuses sorties, permettent de comprendre, enfin,  ce qu’est le bonheur, à savoir être bien encore sur son biclou pour des promenades d’aération ! On peut  et on doit encore se faire plaisir avec des sorties cyclistes raisonnables au cours desquelles on adapte la vitesse avec des poussées modulées sur les pédales pour ménager le moteur humain. Certains cyclistes, désireux de vivre encore des sensations historiques, font appel à la technique électrique pour renforcer le moteur pour retrouver la vitesse d’avant mais est-ce par nécessité ou suite à un sursaut d’orgueil vis à vis des autres cyclistes ?

Le plus difficile est d’accepter que l’on n’est plus ce qu’on était mais il est bon de profiter de ce que l’on est encore. Un oncle me disait toujours "c’est toujours mieux que si c’était pire" ou Thomas Corneille se plaisait à dire : "quand on n’a pas ce qu’on aime, on aime ce que l’on a !". À ce stade, il faut vouloir et  aimer transmettre ce qu’on a appris toute sa vie et, aussi, vouloir ensemencer auprès des personnes du 1er âge. 

Rester à l’écoute est vital pour ne pas être "largué", voire rapidement oublié ! Mais pour espérer faire du vélo encore quelques années, à savoir garder sa vitalité d’esprit, il faut découvrir les vélos les mieux adaptés et garder l’envie de louvoyer au milieu des voitures Place de l’Étoile ou de la Concorde.  Ne jamais s’arrêter, car il est toujours difficile de remonter sur un vélo recouvert de poussière, avec des pneus dégonflés. À ce stade du 4ème âge, on n’a plus rien à prouver, et le seul objectif est de vouloir exister encore un peu. Ne plus rien faire, n’avoir plus de projet, c’est sombrer lentement mais avec certitude..

Fusionnons, synthétisons et reformulons… pour assimiler ! 

Au terme de ces quatre âges du cyclisme, prenons le temps de relire trois citations de Confucius : 

  • la 1ere : "Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons",
  • la 2eme : "Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour",
  • la 3eme :  "Être fort ne signifie pas que vous ne tombez jamais, mais que chaque fois que vous tombez, vous vous relevez".

Que l’on peut reformuler savoir se relever, savoir avancer, et avoir conscience de ses forces et de ses faiblesses. Effectivement, dans le cyclisme, on peut transposer ces 3 approches et ainsi nous pouvons identifier des similitudes entre l’expérience du cyclisme, et l’expérience de la vie !

Agitons ces 4 âges dans un shaker et on s’aperçoit que notre vie peut se représenter par une chaine composée de maillons différents, appartenant aux 4 âges, ne se trouvant pas dans un ordre chronologique.

Le corps est le moteur de la vie et sans lui on ne peut pas naviguer ; il faut lui parler, l’écouter et le stimuler mais surtout le ménager ! On ne peut pas le gravir un col dans la montagne, sans muscle ! À tout âge de la vie, la puissance varie, après avoir augmenté, elle descend ! Faisons une analogie avec la conduite de voiture sur la neige en montagne, il vaut mieux réduire sa vitesse pour avancer que de s’arrêter car tout démarrage sur la neige est délicat, voire impossible. 

Echecs, déceptions, chutes, tout le monde en a et en aura mais le pire est de ne pas s’en rendre compte !

 En fait, ces faits traumatiques, qu’ils proviennent d’un accident, d’une maladie, d’un chef complexe, d’une grave erreur d’appréciation ou de la destruction d’une relation affective ont la capacité de nous transformer. 

Ce changement peut être mené de deux manières : 

  1. soit on n’accepte pas de ne plus pouvoir profiter encore de la vie d’hier  avec toutes ses possibilités (et c’est un aveu de faiblesse  !),
  2. soit on se réinvente pour être beaucoup plus fort après ce qui s’est passé (et c’est un signe de volonté).

"Ce qui ne me tue pas me rend plus fort", citation de  Nietzsche qui  prône la résilience et la croissance à travers l’adversité.  

  • Il croit que faire face et surmonter des défis difficiles renforce le caractère d’un individu et  le conduit vers une version supérieure de lui-même.
  • Surmonter les obstacles est considéré comme le résultat d’une vie pleine de vitalité et de grandeur.

Méditons sur 4 attitudes à adopter quand on roule à vélo :

  • la première : on regarde loin devant pour voir la route à parcourir, 
  • la deuxième : on regarde parfois la roue avant pour ne pas la mettre dans un rail de tramway, 
  • la troisième : on ne regarde qu’exceptionnellement le pédalier pour savoir si on est sur la bonne vitesse,
  • la quatrième : on regarde occasionnellement le rétroviseur pour déceler une menace arrivant par derrière.

Pour naviguer habilement dans la vie, voici cinq axes que nous pourrions respecter, autant que faire se peut  :

  1. Se fixer des objectifs et des projets : le succès arrive souvent à ceux qui savent ce qu’ils veulent, et  qui se donnent les moyens de réussir.
  2. Rester ouvert d’esprit :  il ne faut pas se renfermer sur soi-même ; il faut observer ce qui se passe autour de soi.
  3. Se concentrer sur le moment présent pour en tirer tout le contenu et la richesse en expérience et en émotions qu’il peut offrir. 
  4. Prendre des risques : ne pas avoir pas peur d’échouer en s’engageant dans une voie, c’est en persévérant et en essayant que l’on apprend.
  5. Trouver une passion dans laquelle on s’épanouit, dans son travail ou dans une activité de hobby.

 

En conclusion, je pense que l’on doit rester le seul leader de sa propre vie qui subira inéluctablement des tempêtes et on rencontrera parfois en mer des OFNI (Objets Flottants Non Identifiés). Je suis persuadé que, pour affronter tous les éléments endogènes et exogènes, il faut rester à l’écoute de la petite voix intérieure, de voix extérieures, de quelque nature qu’elles soient ; il est indispensable de  fréquenter des vrais amis, et de savoir identifier les points d’ancrage. On doit être convaincu qu’on n’est jamais seul mais il faut savoir choisir, avec sagesse et discernement, ses équipiers. 

Sur son navire de la Royale, le pacha est seul pour veiller au maintien du cap sur les océans, au milieu des tempêtes, mais il fait confiance à son équipage car, seul, il ne peut pas manœuvrer son bateau.

Marc Carré

18/04/2024

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